DALLAGES INDUSTRIELS ET DECORATIFS 

Chapes et Dallages finition quartz décoratifs

Sur cette page, nous allons faire un résumé des dallages et chapes finition quartz décoratifs, souvent appeler béton ciré.

La définition d'un béton ciré

Un béton ciré se caractérise par la mise en place d’un béton bien particulier sur une épaisseur minimum de six centimètres sur un support stable.

Ces bétons dits cirés n’ont pas grand-chose à voir avec les sols dits industriels, en effet la composition de leurs bétons et de leurs durcisseurs est complètement différente.

Ces sols ont besoin d’une formulation de béton bien particulière, avec des dosages ayant un minimum de 320 kilos par mètre cube de ciment, et ce, afin d’obtenir un glaçage le plus propre possible. De même, nous n’utilisons aucun durcisseur dit industriel dans nos réalisations. Ces durcisseurs, trop grossiers, donnent des résultats aléatoires. Notre partenariat avec les plus grandes marques de durcisseurs nous a permis de faire composer des durcisseurs spécifiques.

Les supports compatibles

Une majorité de supports permet l’application d’un béton ciré dans la limite admissible d’une réserve d’épaisseur d’un minimum de 6 centimètres. Sachant que cette cote est un minimum, il est courant d’utiliser des épaisseurs de l’ordre de 8 centimètres.

Il faut que le support soit stable, donc il est pratiquement impossible d’effectuer une application sur un sol bois qui aurait tendance à se déformer. De même, ces bétons ne sont en aucun cas des ouvrages structurels. Nous ne pouvons pas réaliser de remplissage de plancher hourdi par exemple. Ces bétons décoratifs se travaillent en chape et ne doivent pas être adhérents ou solidaires aux éléments de structures.

À ce titre, ils peuvent aisément être mis en place sur un dallage existant, éventuellement sur un carrelage, mais aussi sur plancher chauffant quelque soit son système de production d’énergie. Dans le cadre de plan d’action qualité, nous mettons à votre disposition une documentation concernant le béton ciré sur les planchers chauffants.  

Le chantier et les précautions

Chaque chantier est différent, il n’en existe pas deux semblables. Tout ouvrage requiert une attention avant sa réalisation. En effet, et conformément à notre PAQ (plan d’action qualité), nous visitons les lieux à plusieurs reprises. Dans le cadre de ces visites, nous vous informons des emplacements dont nous aurons besoin, afin de nous permettre de faire les démarches administratives si besoin ou tout simplement de faire le point avec les autres corps d’état afin de cibler au mieux l’intervention.

En effet, dans une majorité de chantiers, l’utilisation d’un camion-pompe s’avérera nécessaire. Ce matériel imposant a besoin, tout comme le camion-toupie, d’espace pour manœuvrer et se mettre en place. De manière générale, nous interdisons l’accès au lieu lors du coulage pour limiter les risques. Ces véhicules d’un tonnage entre 19 et 38 tonnes nécessitent une mise en place soigneuse. Pour les chantiers en centre-ville, nous évoquons ce cas dans le paragraphe "délais administratifs".

Concernant votre ouvrage, nous assurons une protection périphérique et physique (voir la rubrique "protection de votre chantier").                                                   

Nous vous déconseillons de stocker du bois en longueur, car le coulage du béton ciré va fortement accroître le taux d’hygrométrie durant 48 h.

La validation de notre offre 

Notre offre a une validité de 90 (quatre-vingt-dix) jours à la date de sa rédaction ou de sa mise à jour.

Si notre offre retenait votre attention, et conformément à la législation en vigueur, nous vous établissons un bon de commande mentionnant précisément les teintes retenues ainsi que les délais de réalisation.

Cette commande devra être accompagnée d’un acompte représentant un montant de 40 % (quarante pour cent) du montant TTC.

Dans la cadre de la TVA à 10 %, nous établirons une commande avec ce pourcentage (si vous êtes éligible à cette dernière) et nous joindrons à ce document l’attestation en vigueur que vous devrez remplir.

Toutefois, si le délai des 90 jours était dépassé, nous vous reformulerons une nouvelle offre de prix.

Les délais d'approvisionnement des produits

Comme nous l’évoquions dans le paragraphe "définition d’un béton ciré", nous n’utilisons aucun durcisseur de type industriel. Nous mettons en fabrication les durcisseurs de chaque chantier. Cette phase est conforme à notre PAQ.

La fabrication et l’approvisionnement des durcisseurs teintés nécessitent un délai de trois semaines (hors période de congés).

Lors de la réception de ces durcisseurs, nous faisons un auto-contrôle qualité.

Durant la période de préparation des durcisseurs, nous organisons les phases de préparation et les phases de coulage de votre chantier.

Les délais administratifs

Certains chantiers nécessitent la demande et l’obtention d’une autorisation de voirie. Dans ce cadre, et conformément à la législation en vigueur, il nous incombe de faire cette démarche.

Ces autorisations de voirie peuvent augmenter sensiblement nos délais. En effet, il faut compter à ce jour un délai de 3 à 5 semaines pour l’obtention de ces autorisations. Il est donc primordial d’envisager avec un raisonnement inverse la date butoir du coulage. Ces autorisations n’étant valables que 2 ou 3 jours, il est impensable de décaler l’intervention une fois cette autorisation obtenue.

Dans certaines villes de France, ces autorisations sont payantes. Si tel était le cas, nous vous en informerions sur notre offre de prix.  

Certaines zones de centre-ville intra-muros sont totalement inaccessibles aux matériels que nous devons mettre en œuvre et rend impossible notre intervention, ce fait sera évoqué lors de notre premier entretien.

La visite de chantier, la réception du support

Conformément à notre plan d’action qualité (PAQ), nous devons organiser une visite des lieux avant coulage. Cette visite doit avoir lieu minimum 2 jours avant l’opération de coulage du béton ciré.

Lors de cette opération, nous vous informons de la réception, ou de la pré-réception des durcisseurs de surface.

Lors de cette visite, nous nous renseignerons sur la présence de fosses de canalisations, de compteurs présents sur le terrain du projet afin que nous puissions les signaliser le jour du coulage.

Un état des lieux est réalisé avec votre collaboration ou celle de votre représentant. Ce dernier est notifié par écrit et a pour but de constater les éléments en place et leur état avant notre intervention.

De plus, nous réalisons une réception du support qui nous permet de vérifier la cohérence et le niveau altimétrique de votre support.

Dans le cadre des planchers chauffants, nous réceptionnons ce dernier en présence de l’entreprise titulaire du lot "chauffage", et ce, dans un délai minimum de vingt-quatre heures avant coulage. Dans le cas des planchers chauffants à circulation d’eau, ce dernier doit être obligatoirement mis en pression, et le lot titulaire devra avoir mis en place un manomètre de contrôle ou une pompe à pression.

Lors de cette réception, nous validerons définitivement les plans de sciage des joints.

Dans le cas des planchers chauffants, nous profitons de la réception du support afin de vérifier la propreté de l’ouvrage. En effet, la présence de billes de polystyrène peut nuire à la finition de l’ouvrage. Ces billes, enrobées de ciment, créeront des petits trous très disgracieux. Si cette opération n’était pas correctement réalisée, nous devrons, conformément à notre PAQ, effectuer un nettoyage complet qui sera à la charge du lot concerné.

La protection de votre chantier 

Suivant la superficie du chantier, nous exécuterons la protection de votre chantier le jour même où éventuellement la veille, en parallèle de la préparation.

Cette protection consiste à protéger les éléments périphériques tels que les murs, les cloisons, les poteaux, etc., au moyen d’un polyane d’une hauteur minimum de 1 ml et d’une épaisseur de 50 microns. Ce dernier sera fixé au moyen d’agrafes ou de bandes adhésives. De plus, la totalité des baies vitrées sera protégée par un ruban de masquage et une feuille de polyane d’une épaisseur de 150 microns.

Les seuils en contact direct avec le béton seront eux aussi protégés.

Ces protections ne seront enlevées qu’en toute fin de chantier après les phases de talochage.

Dans le cas de terrain avec une présence de boues, nous mettrons en place une zone tampon afin d’éviter l’apport de terre ou de boue au sein du chantier.

La préparation du support

Une fois les phases de protection réalisées, nous commençons la préparation de votre chantier. Dans le cadre des bétons cirés sans plancher chauffant, et conformément à notre PAQ, nous mettons en place un polyane d’une épaisseur de 150 microns avec un recouvrement de lés d’un minimum de 60 centimètres. Chaque recouvrement de lés est rendu solidaire à l’aide d’adhésif sur toute sa longueur afin d’éviter une pénétration de béton sous cette feuille de polyane. La mise en place de cette couche de glissement ne concerne pas les planchers chauffants.

Cette couche de polyane a pour but de faciliter la dilatation de la chape rajoutée en réalisant une couche de glissement. Dans le même cadre, nous rajoutons une mousse d’une épaisseur de 5 millimètres sur tout l’ouvrage tel que poteaux, marches, etc... pouvant bloquer le phénomène de glissement.

Dans le cadre des planchers chauffants, cette mousse est obligatoire sur toute la périphérie de l’ouvrage.

Nous rajoutons des armatures en renfort sur toutes les zones sensibles. Ces dernières ont été prédéterminées grâce au plan de sciage. Ces armatures sont mises en place afin de limiter les effets de traction trop puissants pouvant engendrer le phénomène de fissuration.

La mise en place de la pompe à béton 

Dans une majorité de chantiers, l’utilisation d’une pompe est obligatoire, elle a pour but d’aspirer le béton à l’extérieur de la zone de coulage et de restituer le béton au moyen de tuyaux souples sur la zone de coulage. Ce matériel est souvent un poids lourd de 19 tonnes, sa mise en place requiert des précautions particulières. En effet, une fois en place elle ne peut plus bouger, de par son poids elle peut présenter un risque pour les ouvrages enterrés, donc conformément à notre PAQ lors de la visite des lieux, il vous sera demandé de nous indiquer les ouvrages enterrés. De plus, un contrôle des lignes électriques aériennes sera effectué. Certaines pompes sont équipées de bras dépliable d’une longueur de 15 à 30 ml.

Afin de limiter les risques liés à ce matériel, nous interdisons l’accès au chantier durant la période de coulage, concernant les chantiers situés en ville un périmètre de sécurité sera matérialisé.

Le chauffeur de pompe est présent sur la zone de coulage, ce dernier est en contact permanent avec sa machine à l’aide d’une télécommande. En cas de coulage à longue distance, nous équipons notre personnel de talkies-walkies.

La mise en place de la pompe s’effectue de bonne heure, aux environs de sept heures du matin. Concernant les chantiers en centre-ville et conformément aux autorisations de voirie, les places destinées aux matériels de pompage sont réservées au moyen de panneaux de signalisation.

La tuyauterie de pompe doit être lavée sur site, de même le matériel de pompage doit effectuer un rinçage sur site ce qui engendrera un dépôt de matériaux sur le chantier, nous limiterons au maximum ce dépôt, mais nous ne pouvons pas l’éviter. Dans le cas des chantiers en centre-ville, ce dépôt sera évacué conformément aux autorisations de voiries. Pour les chantiers se trouvant hors zone urbaine, nous déterminerons une zone de lavage.

Les qualités de béton utilisé

Le sujet des bétons reste très vaste, nous utiliserons un béton normé (NF EN 206-1) et ce, avec des partenaires choisis pour leurs qualités de prestation de fabrication. Ces partenaires sont majoritairement des entreprises nationales, ce qui nous permet d'avoir une homogénéisation des bétons.

Le béton en lui-même peut être de deux formulations bien distinctes, nous utiliserons aussi bien un béton de type BPS (béton à propriété spécifiée) avec une classe de résistance minimum de C25/30, mais nous pouvons aussi utiliser un béton de type BCP (béton à caractéristique prescrite), et ce, avec un dosage minimum de 320 kg/m3. L’utilisation de ces deux types de béton varie suivant la période annuelle, mais aussi de la configuration du chantier en lui-même. En effet, nous ne pouvons utiliser le même béton pour une température ambiante de 7 °C et pour 30 °C, il n’existe pas un béton, mais des bétons. Sa composition est élaborée conjointement avec nos services et le laboratoire du partenaire choisi.

Dans le cadre des planchers chauffants, nous utiliserons un fluidifiant normé en centrale béton, nous ne pouvons pas mettre en place un produit incompatible ou qui présenterait un risque, de plus notre partenaire dégagera sa responsabilité sur tout rajout dans sa formulation.

Aucun rajout ne sera effectué sur site. Afin d’optimiser la qualité de ce matériau et conformément à notre PAQ nous nous refusons à introduire dans ce dernier un adjuvant pouvant modifier ou altérer des formulations précises.

Sur simple demande nous pouvons vous faire parvenir la formulation prescrite sur votre chantier ainsi que le prestataire choisi.

Concernant la granulométrie, nous utiliserons une granulométrie continue avec des éléments d’une grosseur de zéro à quinze voir de zéro à huit pour des ouvrages sensibles. Des rajouts de filaires calcaires peuvent être envisagés afin de réduire au maximum les effets de retrait.

Tous nos bétons seront adjudante d’un réducteur de retrait et de fibres polypropylènes (voir chapitres armatures)

Il est possible d’effectuer une série d’éprouvette afin de confirmer la résistance minimum de ces bétons, cette opération ouvre droit à avenant financier.

La technique de mise en oeuvre du béton 

 

Les coulages de béton ciré se réalisent avec des bétons assez fluides. En effet, nous utilisons des bétons fluidifiés avec un effet de cône de S4 (un affaissement de l’ordre de 200 mm), ces bétons sont rendus fluide à l’aide d’adjuvant, de ce fait, nous réduisons la quantité d’eau présente. La présence d’une grande quantité d’eau peut accroitre le phénomène de fissuration.

Lors de l’arrivée du camion toupie transportant, nous effectuons conformément à notre PAQ un contrôle du bon de fabrication afin de nous assurer que le matériau correspond bien à celui demandé. Un premier vidage de 50 litres dans le corps de pompe nous permet de vérifier sa plasticité, si cette dernière n’est pas atteinte le camion repart immédiatement en centrale. Nous ne rajoutons en aucun cas de l’eau pour accroitre cette plasticité, ce fait modifie les qualités du béton et fait baisser sa résistance.

La pompe à béton est amorcée, durant cette période les canalisations métalliques et souples sont misent en place, à chaque raccordement nous mettons en œuvre un pneu sous le raccord afin d’éviter le déchirement de la couche de glissement.

Nous demandons à nos prestataires de pompage de n’utiliser que des raccords anti fuite afin d’éviter les dégradations.

En parallèle, un laser topographique est remis en place afin d’avoir notre guidage altimétrique. Ces matériels conformément à notre PAQ sont contrôlés tous les 3 mois par un organisme de contrôle ils ont chacun une portée de 500 ml (spectra500), nous les utilisons qu’à dix pour cent de leur valeur.

De que le pompage commence nous étalons le béton de manière manuel, ce dernier étant fluide il enrobe toutes les formes et ne peut pénétrer sous la couche de glissement, un premier dressage s’effectue manuellement puis à l’aide du laser topographique nous créons de multiples points (1 point par m2 environ), puis nous allons dresser le béton entre ces points à l’aide d’une batteuse manuelle qui aura pour effet d’évacuer les dernières poches d’air présentes.

Conformément au DTU 13.3 nous ne pouvons vibrer un béton contenant de la fibre, cette action détruirait la répartition des armatures présentes.

Les colonnes de pompage sont démontées au fur et à mesure du coulage, elles sont évacuées à l’extérieure pour être nettoyées, le coulage se poursuit jusqu’à l’emplissage total de la zone de coulage.

Le coulage terminé aux environs de douze heures, le matériel de pompage se replis et le camion toupie repart en centrale.

Le système d'armatures des bétons cirés

Il existe à ce jour de multiple système d’armatures, nous privilégions les armatures de type réparties au vu de la faible épaisseur d’un béton ciré (entre 6 et 8 cm) ces armatures sont majoritairement composées de fibre polypropylène avec un dosage se situant entre 600 gr par m3. Ce dosage est déterminé suivant la formulation béton.

Ce type de fibres adjuvante d’un fluidifiant ne peut en aucun cas remonter en surface sur un sol recevant une incorporation de durcisseur.

Toutefois, une armature répartie est une solution très intéressante sur un point de résistance à la compression comme à la traction, mais nous devrons rajouter des armatures filaires (fils d’acier) afin d’assurer une bonne résistance face aux forces de cisaillement, créées bien souvent par des angles sortants.

Le talochage des bétons

Les opérations de talochage débutent dès que le béton, qui a été mis en place lors du coulage, peut supporter le poids d’un homme sans laisser de traces importantes. Ces opérations se réalisent au moyen de talocheuses mécaniques. Il existe plusieurs modèles de machine: la plus petite d’un diamètre de 63 centimètres (qui permet d’exécuter les bordures grâce à sa roue de protection), puis la machine moyenne d’un diamètre de 90 centimètres et en dernier les machines pour les grandes surfaces d’un diamètre de 120 centimètres.

Chacune de ces machines a une fonction bien particulière. Les machines de petit modèle sont là pour réaliser la périphérie des pièces, mais aussi les pièces exigües. Les machines de moyenne taille sont polyvalentes, mais elles ne peuvent pas réaliser les bords de mur, elles généreraient des dégâts trop importants. Les plus grandes machines, d’un diamètre important, sont élaborées pour les parties centrales des pièces.

Toutes ces machines sont équipées d’un moteur thermique, et conformément à notre PAQ, elles sont pod’un système "homme mort" qui coupe toute alimentation en cas de perte de contrôle. De plus, nous doublons cette sécurité grâce à un système de poignée de contrôle qui coupe, elle aussi, toute alimentation en cas de perte de contrôle.

Nos machines sont nettoyées après chaque utilisation au moyen d’un suppresseur d’eau dont chaque camion est équipé.

Les opérations de talochage ont pour but d’aplanir la surface du sol à l’aide de taloche ou de plateaux afin d’obtenir une planimétrie tout à fait correcte. Le talochage nous permet aussi de préparer le sol pour l’incorporation des durcisseurs en faisant remonter les eaux de ressuage.

La qualité des durcisseurs 

Nos durcisseurs sont fabriqués pour chaque chantier: nous avons une étroite collaboration avec les deux plus gros fabricants de durcisseurs.

De ce fait, nous pouvons vous proposer une gamme de quinze couleurs (voir la rubrique "teinte des durcisseurs").

Ce durcisseur est composé de quartz minéral naturel avec une granulométrie continue de zéro à deux, contrairement aux durcisseurs industriels beaucoup plus gros qui donnent un résultat aléatoire tant au niveau couleurs qu’au niveau finitions.

Est adjoint à ces durcisseurs une phase de ciment qui doit, conformément à notre PAQ, être de la même classe que le ciment qui a été utilisé dans la conception du béton, et ce, pour éviter tout phénomène d’incompatibilité.

Ces durcisseurs ont une durée de vie très courte. Au vue de leurs compositions, nous ne stockons aucun durcisseur. Ces durcisseurs ont pour but de blinder la surface du sol. Ils sont mis en place sur un sol taloché, et ce, par saupoudrage manuel, avec un dosage de 4 kg/m² minimum. Un dosage inférieur peut entraîner un phénomène de nuance assez important. Tous nos durcisseurs sont vérifiés avant leur mise en place. Un échantillon est conservé dans nos locaux afin de pouvoir exécuter une reprise en cas de choc sur le sol.

Ces durcisseurs ne contiennent aucune fumée de silice ou de cendres afin d’obtenir une couleur la plus unie possible. Ils sont incorporés en force dans le béton grâce aux mouvements des truelles mécaniques qui exercent une pression verticale intense en fin d’incorporation.  Le niveau altimétrique de la chape ne varie pas.

La teinte des durcisseurs 

Tous nos durcisseurs sont composés à base de quartz naturel. Les teintes sont élaborées grâce à des oxydes ferreux et non ferreux. Nous teintons le ciment qui enrobe les grains de quartz.

Ces oxydes très volatils doivent être absolument mis en place dans un malaxeur afin d’obtenir une couleur la plus unie possible. Il est pratiquement impossible de réaliser une teinte uniforme à l’aide d’oxyde avec une préparation sur site. Cette technique est utilisée pour les sols industriels, mais conformément à notre PAQ, nous nous refusons à cette pratique pour les sols décoratifs.

Les oxydes se décomposent en plusieurs familles à savoir :

            - oxydes de fer: teinte rouge, noir, chamois, jaune, gris

            - oxydes de cuivre: teinte verte

            - oxydes de cobalt: teinte bleue

            - oxydes de titane: teinte blanche

Ces oxydes permettent à nos partenaires de vous proposer une palette de couleurs assez vaste comprenant un contingent de quinze couleurs.

Ces derniers ont réalisé ces couleurs à notre demande et nous tenons à votre disposition un nuancier qui vous permettra de choisir facilement la ou les couleurs de votre sol.

Nous nous refusons à modifier ces couleurs afin d’obtenir un résultat optimum.

Le lissage et le glaçage de votre sol

Une fois les durcisseurs incorporés, nous commençons les opérations de lissage. Pour cette opération, nous retirons les taloches placées sous nos truelles mécaniques afin de faire apparaître les lisseuses.

Ces lisseuses sont des éléments en métal très fins. Toutefois pour certaines couleurs, nous pouvons utiliser des lisseuses contenant du carbone ou même des lisseuses plastiques. Le mouvement de rotation des machines à lisser est très rapide. Pour obtenir un sol lisse, nous allons accélérer cette rotation. Le choix des lisseuses est primordiale afin de ne pas laisser de trace sur votre sol.

Conformément à notre PAQ, nous nous refusons à l’utilisation des taloches dites lisseuses. Cet élément, aux deux fonctions, taloche et lisse en même temps. Ce matériel très utilisé en sols industriels laisse des traces permanentes sur les sols. De plus, nous avons obligation de changer nos jeux de lisseuse pour chaque chantier afin de ne pas polluer le chantier par une autre couleur. Nos machines sont nettoyées après chaque utilisation dans le même but.

Le lissage se poursuit jusqu’à l’opération de glaçage: c’est l’étape la plus importante dans la réalisation d’un béton ciré. Les lisseuses sont inclinées de manière à avoir le moins de contact possible avec le sol. Nous accélérons la rotation et rajoutons un adjuvant par pulvérisation afin de limiter les effets de moirage du sol dû au contact brûlant de la lisseuse sur le béton.

Notre PAQ nous interdit d’arrêter une machine sur le sol pour une durée supérieure à 2 minutes, car la chaleur des lisseuses laisserait une trace indélébile et disgracieuse. Si un arrêt est à prévoir, nous poserons cette machine sur un support isolant.

Le sciage des joints et les dilatations

Dans un délai de douze à vingt-quatre heures, nous allons réaliser le sciage des joints de dilatation. Bien en amont de votre projet, nous aurons élaboré ensemble un plan de sciage des joints bien précis afin de limiter au maximum les effets de fissuration dû au phénomène de retrait des bétons.

Ce sciage a pour but de fragiliser votre chape dans des zones bien précises pour guider au maximum la fissuration due au retrait dans ces zones fragilisées. Nous déterminons ainsi des modules dont la surface ne peut en aucun cas dépasser quinze mètres carrés.

Le sciage des joints s’effectue au moyen d’une scie à sol thermique avec refroidissement de la lame à l’eau. Toutes nos scies sont équipées de limitateur de profondeur. Ce dispositif nous permet de garantir une descente de la lame à une altimétrie bien précise dans le but de ne pas endommager les canalisations présentent au cœur du béton. 

Le refroidissement de la lame grâce à l’eau nous permet de limiter le dégagement de poussières. La boue dégagée ainsi sera immédiatement récupérée par nos soins. Cette boue ne peut en aucun cas tacher le sol. Malgré toute notre attention, il en reste toujours quelques traces.

Tous les angles sortants doivent être traités au moyen d’un sciage de joints ou d’un amortisseur. Les amortisseurs sont des règles de pré-fissuration qui sont mises en place lors du coulage afin de fragiliser les bétons dans les zones où le sciage ne serait pas réalisable (passage de porte, couloir dont la largeur est inférieure à 1.00 ml).

Ces amortisseurs créent une fissure qui sera rouverte afin d’avoir l’aspect d’un joint scié. Pour conserver une ligne rectiligne, ces amortisseurs sont équipés d’un élément qui se décrochera au moment du talochage.

Ces amortisseurs ne peuvent en aucun cas être utilisés sur des longueurs supérieures à 2 ml. Pour toute longueur supérieure à 2 ml, il est impossible de juxtaposer deux de ces règles face à face, il y a un risque que la fissuration se produise aux raccords.

Lorsque la dilatation se produit, les amortisseurs s’ouvrent et font apparaître une fissure pratiquement droite, phénomène tout à fait normal, comme nous l’indiquions plus haut. Nous ré-ouvrirons cette fissure au moment du traitement de sol au moyen d’une meuleuse équipée d’un disque diamant, et ce, de manière a avoir un aspect identique à celui d’un joint scié.

La protection du sol

Dès la fin du sciage, nous interdisons l’accès aux zones de béton ciré durant une période de sept jours. Ce délai va permettre à ces sols de pouvoir dégorger l’eau contenue dedans. Durant cette période, il est extrêmement sensible aux agressions chimiques. De plus, sa résistance nominale est atteinte qu’à partir du septième jour. Un accès durant cette période par charges ou des poinçonnements laisserait des traces indélébiles.

Nous rendons obligatoire la protection de ces ouvrages. Lors de notre chiffrage, nous avons estimé ce poste.

Toutefois, il vous est possible d’exécuter cette protection dans les conditions suivantes :

          - nous interdisons l’utilisation de film plastique (polyane): ce dernier bloque l’humidité dans le béton et cela laisse apparaître des traces de carbonatation disgracieuses;

          - nous déconseillons l’utilisation de cartons imprimés car le transfert de l’encre peut tacher le durcisseur;

          - la protection idéale est réalisée à l’aide d’une moquette retournée. De cette manière, un léger filet d’air reste côté tissage, la mousse d’accroche permet d’amortir les chocs éventuels;

          - cette protection ne doit en aucune manière être enlevée durant la période de séchage jusqu’au traitement final.

Conformément à notre PAQ, nous mettons en place un affichage d’information contenant les actions interdites ainsi que les risques encourus par les lots présents sur site durant la période de séchage.

La réception du sol 

Conformément à notre PAQ, nous exécuterons ensemble ou avec votre représentant légal une réception du coulage. Cet acte permettra de faire un état des lieux après coulage. Concernant les ouvrages périphériques, mais aussi le sol en lui-même, il sera procédé à la rédaction d’un procès-verbal de réception temporaire. Sur ce dernier seront mentionnés les points singuliers du chantier mais aussi l’état général du glaçage de sol. Nous attirons votre attention que tout choc ou toute dégradation survenue après cette réception ouvrira droit à nos entreprises à un avenant financier. De plus, la réparation de ces sols est assez compliquée à réaliser et surtout disgracieuse.

Concernant les planchers chauffants à circulation de fluide, l’état des lieux mentionnera la pression du réseau après coulage de manière à indiquer que le système est toujours sous pression et que le coulage n’a pu créer aucune fuite à ce réseau. Une copie de ce procès-verbal vous est remise.

Le traitement final

Au minimum 28 jours après le coulage, notre seconde intervention est prévisible. Ce délai permet à tout ouvrage béton d’obtenir, d’une part, sa résistance optimale et d’autre part, d’avoir un taux d’hygrométrie faible. De plus, durant cette période, votre sol a beaucoup changé. En effet, lors de la réception après coulage, vous aviez un sol sombre et humide. Après ce délai, il est devenu clair avec une présence de poudre blanche (phénomène de carbonatation).

Votre sol est légèrement poussiéreux. Tout cela est normal lors de l’évaporation de l’eau. Certaines molécules d’eau ont entrainé avec elles des particules et des déchets dûs aux phénomènes d’exo-thermie (montée en température du béton lors de son durcissement). De plus, il apparaît dans un délai très court, des cristaux qui ressemblent à des grains de sel. Ces derniers sont une évacuation de certaines molécules.

Votre sol dans un tel état n’est pas viable. En effet, le phénomène de carbonatation a augmenté la porosité de la surface: tout liquide gras peut amener rapidement une tache indélébile.

 Avant toute intervention, nous retirons les protections et inspectons minutieusement l’état de surface afin de constater les éventuelles dégradations survenues durant la période de séchage.

Conformément à notre PAQ, et dans le cadre des accords de qualité du BTP, en période hivernale, les chantiers devront être mis en chauffe afin de permettre aux bétons une dilatation correcte.

Dans le cadre des planchers chauffants, ils auront dûs démarrer préalablement au traitement.

Les délais 

Notre intervention débute 28 jours après le coulage, elle dure en moyenne entre 3 et 4 jours suivant la surface à traiter (pour une surface de maximum 300 m²)

Nous intervenons juste avant la décoration finale de vos ouvrages périphériques.

Durant cette intervention, nous bloquons l’accès de la zone durant le traitement. En effet, lors de la mise en place des couches de protection, les sols sont très sensibles aux poussières qui pourraient s’interposer entre deux couches de finition. 

Le remplissage des joints 

En tout premier, nous ré-ouvrons les joints sciés afin d’évacuer les restes de boue de sciage contenus dans leurs bases. Concernant les amortisseurs présents, nous retaillons ces derniers à l’aide d’un disque diamant de manière à ce que leur apparence soit identique aux joints sciés.

Les éventuelles fissures sont repérées; en aucun cas elles ne sont rouvertes. Un traitement spécifique leur est destiné, nous nettoyons les lèvres de chaque fissure à l’aide d’un solvant à base d’alcool afin d’éliminer les restes de carbonatation, puis nous préparons une résine translucide à base de polymère. Cette dernière est teintée à l’aide de l’échantillon de durcisseur que nous conservons pour tout chantier. Cette résine est mise en place par gravitation dans la fissure sans excès.

Une fois les joints nettoyés, nous mettons en place une silice neutre en fond de joints, puis nous mettons un fond de joint de mousse. Ce dernier est compressif afin d’éviter toute fuite lors du remplissage des joints.

Nous mettons en place un mastic bi-composant de teinte grise sur le fond de joint. Ce mastic ne peut être teinté car la teinte se diffuserait dans la tranche du béton et créerait une tache. Le remplissage est effectué sans excès, puis nous créons la flèche de dilatation de manière à éviter un dépassement du joint en cas de dilatation.

Le matériau qui a servi à effectuer le remplissage des joints accompagnera les dilatations ultérieures du fait de sa faible élasticité (effets shore de 40). Ce produit est insensible aux nettoyants ménagers et aux divers solvants une fois sa prise effectuée.

La préparation de votre sol

Nous demandons à ce que l’ouvrage soit mis en chauffe avant notre intervention, de telle manière que la première dilatation, la plus importante, puisse avoir lieu. De ce fait, le remplissage des joints sera viable à long terme.

Dans un délai de 18 h après réalisation des remplissages de joints, nous commençons une des étapes les plus importantes du béton quartzé: la préparation des sols. Beaucoup de sols bétons ont une esthétique douteuse du fait d’une mauvaise préparation.

Il faut détruire tous les phénomènes de carbonatation avant tout traitement de sols. Pour réaliser cette action, nous allons poncer le support à l’aide d’une mono-brosse haute vitesse équipée d’un plateau de ponçage. Sous ce plateau se trouvent des abrasifs de grains variables. Nous commençons avec un grain important et diminuons le grain jusqu'à l’obtention du support sain. De ce fait, nous éliminons la carbonatation présente en surface et nous réalisons aussi une égalisation du glaçage de vos sols.

Cette intervention demande une pratique parfaite de l’utilisation du matériel de ponçage et des abrasifs utilisés.

Une fois cette étape réalisée, nous allons faire dégorger au support béton les restes de carbonatation par lavage. Ce lavage s’exécute à l’aide de mono-brosses équipées de plateaux de lavage. Notre PAQ nous interdit l’utilisation de disques dits PAD (disques abrasifs pour le lavage): ces derniers laisseraient des traces sur votre sol.

Le lavage est répété au minium trois fois jusqu'à l’obtention d’un support parfaitement sain. Pour vérifier cela, nous réalisons un test avec une feuille absorbante de teinte blanche: cette dernière ne doit en aucun cas changer de couleur.

Le traitement "bouche-pores"

À ce stade, votre sol est totalement propre et sans aucun résidu de carbonatation. De ce fait, les pores du béton sont totalement ouverts et le béton est parfaitement poreux. Notre but va être de créer un traitement "bouche-pores".

Pour ce faire, nous allons ré-humidifier le sol afin de faire pénétrer par gravitation naturelle un fixateur. Ce dernier va descendre dans le support grâce à l’humidité créée. Ce fixateur se met en place à l’aide d’un splater avec un dosage de 150 gr par mètre carré. Ce produit, ayant un pouvoir pénétrant, va être absorbé par le support. L’opération va être répétée jusqu'à l’obtention d’un phénomène de refus: la dernière couche doit laisser des traces de brillance sur le sol. Cette brillance n’est absolument pas homogène: nous procéderons par la suite à une mise en place de cire (voir chapitre "cire").

Entre chaque couche de fixateur pénétrant, il faut compter un délai de 2 à 6 h suivant la température ambiante.

Ce produit est insensible aux produits d’entretien courant. Du fait du phénomène de refus obtenu lors de la saturation du support, votre béton est pratiquement étanche. Toutefois, les fixateurs pénétrants peuvent être sensibles aux solvants puissants comme le trichloréthylène ou l’acétone, et ce, avec un contact permanent (exemple une bouteille qui fuit).

La cire et la beauté

Dès que la dernière couche de fixateur est parfaitement sèche, nous mettons en place une cire décorative sur vos sols.

Cette cire a pour but d’homogénéiser la brillance: de ce fait elle est mise en place avec un dosage de 75 à 100 grammes par mètre carré, et ce, au minimum en deux couches.

Cette cire amène un cachet incomparable à votre sol, elle demande un délai de séchage d’un minimum de 12 heures.

Ce produit ne contient aucun élément nocif ou dangereux pour la santé, elle ne dégage aucune odeur. Ces produits sont en phase aqueuse.

Cette cire est insensible aux produits d’entretien courant. Toutefois, nous déconseillons l’utilisation de produit contenant de l’huile de lin qui laisserait un film gras en surface.

La cire va s’user dans le temps. Il existe un entretien à réaliser. Notre but est de vous faire vivre sur des sols absolument pas contraignants au niveau entretien: les rayures que vous pourriez avoir lors de votre aménagement définitif disparaîtront aux premiers entretiens. 

Dans un délai de 24 heures après cirage, nous réalisons en votre présence ou celle de votre représentant légal une réception définitive du chantier. Cette réception fera apparaître les éventuelles réserves ainsi qu’un état des lieux de votre chantier dans les zones concernées par le béton ciré.